Accueil du site || Concerts || 2013 || Les Temps de la Modernité

Le temps des pionniers

L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg met à l’honneur deux compositeurs, Beethoven et Stravinski, et deux œuvres qui ont ouvert les oreilles de leurs contemporains aux sons de l’avenir.

Avec son Stradivarius de 1704, surnommé “La Belle au bois dormant”, la violoniste berlinoise Isabelle Faust n’hésite pas à faire le grand écart de répertoire, se consacrant aux œuvres de Dvořák, Schumann, Schubert ou Brahms autant qu’aux pièces d’Olivier Messiaen, dont elle a proposé certaines créations mondiales. Qui mieux qu’elle pouvait incarner sous la direction de Marko Letonja les “temps de la modernité” ? Ces deux instants marquants, à un siècle d’intervalle que révèlent le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Beethoven et bien sûr Le Sacre du Printemps de Stravinski. Derrière l’insouciance apparente du Concerto de Beethoven, écrit peu de temps après ses fiançailles, se cache la construction complexe d’une œuvre longtemps réputée difficile à jouer. Il en va de même pour Le Sacre du Printemps créé il y a tout juste un siècle, le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs Élysées, un ballet chorégraphié par Vladimir Nijinski qui fit scandale dès la première représentation : la simplicité de certaines mélodies, à la vocation instantanément populaire, dissimule la part de mystère qui s’épaissit jusqu’à l’évocation hautement envoûtante du rituel. (E.A.)

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